mercredi 31 décembre 2008

Cinéma 2008 par Eric la Patate

Chose promise, chose due Voici le best of cinéma 2008 par Eric DA potato. Je te laisse la parole bonhomme...

C'est avec une émotion sincère et non dissimulée que je prends la parole sur cette excellente publication qui, je l'espère, secoue la blogosphère, et ce, à juste titre. Dans ce post, ni cuisine, ni bande dessinée, ni comics : que du cinéma. La magie du grand écran, la percistence rétinienne et tout le toutim.

Mon top 10 cinéma de l'année 2008 (par ordre alphabétique) :

HUNGER
de Steve McQueen

IL DIVO
de Paolo Sorrentino

(REC)
de Jaume Balaguero et Paco Plaza

SHOTGUN STORIES
de Jeff Nichols

THERE WILL BE BLOOD
de Paul Thomas Anderson

TONNERRE SOUS LES TROPIQUES
de Ben Stiller

TWO LOVERS
de James Gray

UN CONTE DE NOËL
d'Arnaud Desplechin

VALSE AVEC BASHIR
d'Ari Folman

WALL-E
d'Andrew Stanton

Je n'oublie pas également les émotions et les grands moments de cinéma ressentis en découvrant des films comme 4 MINUTES ; A BORD DU DARJEELING LIMITED ; L'APPRENTI ; LE BON, LA BRUTE ET LE CINGLE ; C'EST DUR D'ETRE AIME PAS DES CONS ; CLOVERFIELD ; FUNNY GAME US ; FRANGINS MALGRE EUX ; GOMORRA ; HELLBOY 2 ; INDIANA JONES 4 ; IRON MAN ; JUNO ; LOUISE MICHEL ; les deux volets de MESRINE ; MOSCOW, BELGIUM ; NO COUNTRY FOR OLD MEN ; L'ORPHELINAT ; REVIENS-MOI ; THE DARK KNIGHT... J'en oublie probablement.

Côté inédit en salle (diffusés cette année sur CANAL + - ben vas-y te gênes pas... fais ta pub... -), deux excellents documentaires me viennent à l'esprit, deux histoires incroyables superbement racontées : L'HOMME QUI VOULAIT DEFIER LES OCEANS (Deep Water) et LE FUNAMBULE (Man on Wire) qui vient d'ailleurs de sortir en DVD.

2008 est mort. Vive 2009 ! Rendez-vous à ne pas manquer avec SLUMDOG MILLIONAIRE de Danny Boyle (le 14 janvier) ; WALKYRIE de Bryan Singer (28 janvier) ; THE CHASER de Na Hong-Jin (18 mars) et MANHUNT de Patrick Syversen (prochainement sur CANAL + - et allez...-)

Bonne année à tous !

Eric la Patate


NDR : N'oubliez pas pour la Saint Sylvestre rdv au Balzar pour un superbe show d'Eric Laruche et ses Abeilles !!!

BD 2008

Alors, voilà. Le meillleur de la BD 2008... Bien sur, ça ne veut rien dire, mais j'ai voulu être objectif au maximum. Certains sont des séries, ce n'est donc pas tant le dernier volume en date qui est bien mais la qualité exponentielle de la série. Evidemment cela reflète mes goûts. Mais je n'ai pas pour autant signalé Le volume 3 des Chroniques de Conan par Thomas et Buscema, ou encore Batman Ego de Darwyn Cooke. De même qu'il n y a pas Fables vol.6 ou Révélations ou, pour finir par les eeeeeenormes Filles Perdues et Chris Ware (ceux-là sont quand même dans une autre catégorie...).

J'ai toujours bien aimé lire ce genre de classement, et j'ai toujours aimé ne pas être d'accord avec ces classements. En tout cas, j'ai voulu être en accord avec moi-même. Pour info, les inrocks ont fait dernièrement un classement des 100 meilleures bd de tout les temps (oulala...). Inutile de dire que c'est consensuel et de très bon goût... Les bijoux de la castfiore étant troisième et Jimmy Corrigan étant la meilleure bd n'ayant jamais existé. Je suis d'accord, mais cela dépend des jours, des envies et de l'humeur. Et c'est ça qui est bien avec la bd, on trouve toujours de quoi satisfaire ce que l'on pense être à l'instant présent.

J'avais aussi pensé faire un classement des pires bd (que j'ai lu bien sur) de l'année, mais cela se serait avéré méchant et vain. Un peu comme Boboland de Dupuy et Berberian qui est certainement la bd la plus prétentieuse, la plus donneuse de leçon, la moins drôle, la plus vaine et celle où les auteurs montrent qu'eux mêmes pourraient être dans leur sujet (voilà, c'est balancé !).

Bref voici, et sans classement, les bd qui m'auront donné l'envie pour reprendre un grand pouet français.

Ca pourrait ressembler à ces petites capsules de 3mn que l'on voit à la TV en access prime time. Sauf que ces saynettes n'abordent qu'un seul thème : l'amitié, ou plutôt le leurre qu'elle représente. Les personnages, modernes, urbains, apparemment hype sont donc tous interchangeable. ils se croisent, s'interpellent et discutent à l'infini sur les raisons qu'ils ont d'être amis ou de s'ignorer. Souvent dans un jeu cruel où l'on décide qui est faible et qui ne l'est pas, ils se font courtisans ou montrent avec cynisme l'indifférence qu'ils éprouvent les uns envers les autres.

François Ayrolles avec un trait simple et incisif prouve qu'on peut dépasser la "nouvelle bande dessinée" en apportant autre chose que "ma vie, mon oeuvre, mon cul..." dans un minimalisme qui sert totalement son propos. Un humour exceptionnel, pince-sans-rire. Un art de la sentence ultime et laconique, des dialogues totalement creux particulièrement jouissif. Une captation de l'ai du temps rarement vu et ce dans n'importe quel média. Ca fait du bien...

Ha ben il est là, lui aussi... Et ben ouais... Le grand gagnant de l'année, celui qui a reçu tous les prix, toutes les bonnes critiques, toutes les faveurs du public...

En fait c'est dommage, car on s'est beaucoup attardé sur le fait que quelqu'un arrive à faire un bon Spirou, mais personne n'a signalé le fait qu'Emile Bravo faisait déjà tout cela dans son excellent Jules. On a parlé de la bonne idée de cette jeunesse où : comment et pourquoi il a un costume de groom ? Qui est Fantasio ? Etc. Mais on ne s'attarde pas trop au fromidable talent d'Emile dés qu'il s'agit de parler de l'esprit de l'enfance, chose qu'il ne prend jamais à la légère ou avec des gimmicks niais. Toujours entre comédie et gravité, le récit aborde de nombreux thèmes (ce que ne savent absolument pas faire les autres auteurs de Spirou). Bien sur, certains aurot dit : "C'est bien, mais quel intérêt d'en faire un Spirou ? Franquin n'aurait jamais fait ça..." Et bien, qu'ils continuent à re re relire et qu'ils s'amusent des clins d'oeil complices dans les nouveaux tomes destinés aux fans mais jamais aux lecteurs. Emile, lui, s'adresse à tous. le récit à l'ambiance rétro et au ton résolument moderne fait mouche à chaque fois. Finalement, et paradoxalement, ce n'est pas l'esprit Spirou qui renait mais Hergé... Vivement le prochain Jules...

Entre Brisby et le secret de Nihm, Bone et Les 3 Mousquetaires. Réalisé avec des techniques graphiques et une mise en couleur proche des illustrations de livres d'enfance, David Petersen offre un récit animalier au ton adulte et aux perspectives assez alléchantes.

Ici, pas de fantasy. Pas de sorcier, pas de dragon, pas de magie. Ces souris vivent au moyen âge, survivent et ont un sens de l'honneur assez exacerbé. Leurs ennemis peuvent être un tourteau ou une couleuvre, rien d'extraordinaire, mais Petersen amène un souffle épique à toute ces petites choses, tous ces combats face à ce qui nous semble petit mais qui s'avère monstrueux à leurs yeux. La construction du récit est un modèle du genre swashbuckler, et la profondeur des personnages est assez unique pour ce type de récit où l'on s'attend à ce que les souris soient juste rigolotes et mignonnes. Peut-être d'ailleurs, s'agit-il plus d'un graphic novel pour adulte qu'un récit d'aventures pour enfants.

Quoiqu'il en soit le livre est beau. Gallimard a totalement respecté la maquette originale et , au delà d'un très bel objet, c'est un super comics.

Aïe.... Là c'est pas facile... Guillaume est un copain, et c'est toujours délicat de parler de ce que font vos amis. C'est peut-être une pudeur mal placé...

Mais bref, au delà de l'amitié que je porte à Sieur Bianco, il faut avouer que Billy Brouillard est une des meilleures bd de l'année.
J'ai un peu pu suivre le déroulement du travail de Guillaume, mais également de Jean-Luc... Je dois avouer que je n'étais pas convaincu. Certes, ça avait l'air joli, mais ça faisait "burtonien" et finalement sans réelle âme. Puis c'est sorti, et j'ai découvert, au delà du bel objet, de l'encyclopédie, une vrai bd. Avec un fond, un ton et quelque chose qu'il m'ait difficile de décrire puisqu'elle m'a touché personnellement. Ce n'ait pas tant dans le fantastique et l'ambiance inhérente au récit, mais plutôt sur les rapports humains, enfin, les rapports fraternels. Si vous avez une soeur, un frère, vous comprenez ce que je veux dire.
Ce livre aurait pu être simplement un beau cadeau de Noël que l'on range dans sa bibliothèque et que l'on feuillette de temps en temps. Non, c'est beaucoup plus que cela, Billy touche à ce que nous avons été enfant... réellement, sincèrement. Continue Guillaume, tu es un grand auteur.

Un ovni !

On parle beaucoup de Walking Dead, mais un seul chapitre de Fear Agent résume la série à lui seul. Drôle, inventif, sérieux, pas sérieux... C'est ce genre de comics qui vous fait comprendre que les comics book ont encore de beaux jours devant eux hors classique super héros.

Je préfère d'ailleurs nettement cette série à Y, le dernier des hommes ou les invisibles qui, à mon sens, manque d'humilité et se veulent trop "renouveau" de la bd US.

Bref, un vrai personnage badass, mais qui n'est pas que ça, des situations très bien écrites, des dialogues franchement drôles.

Must have !
Dark Fantasy !!!

Berserk, c'est le chaos, le désespoir, l'agonie... Mais c'est surtout la lumière, la rédemption et la vie contre tout.

Véritable chef d'oeuvre se bonifiant de tome en tome. De par la profondeur des personnages, l'universalité des thèmes, la hargne des combats et pour Casca...

"Amour, Haine. Douleur, plaisir. Vie et mort. Tout est là..."

Dernier volume sorti en France : 29

Mushishi, c'est l'essence du Japon, de ces mythes, des yokaï et de cette culture anémiste où la nature est le point clef de la civilisation, de la vie.

Des histoires profondes et tragiques. Des esprits, des arbres, des enfants cornus, de jeunes filles aveugle et un profond sens de la contemplation.

Jamais depuis Hergé je n'ai trouvé la neige aussi belle et dangereuse. Jamais le brouillard ne m'ait apparu aussi pénétrant, envoutant et doux... 

Dernier volume sorti en France : 9
Notre chérie... La plus jolie et espiègle des petite filles. Pour elle, si curieuse, la vie est une découverte de chaque instant. Un gobelet en plastique devient un téléphone, les courses au supermarché sont une aventure.

Qu'est ce que vous voulez que je vous dise... La vie est belle, c'est tout.

Dernier volume sorti en France : 7

mardi 30 décembre 2008

Restaurants 2008

Les fins d'année sont propices à toutes sortes de best of, compilation du meilleur de l'année écoulée. Plutôt que d'aller sur les films, musiques, etc. Dans un premier temps, intéressons-nous aux restaurants, bistrots qui m'auront marqués.

Le premier, l'indispensable : Chez Dumonet - Joséphine.

Excellente terrine, superbe côte de veau, boeuf carotte collant aux lèvres. Service impeccable ni trop flagorneur, ni trop familier. Ambiance et déco correcte et sans fard. Cuisine honnête, pas prétentieuse, très bonne, familiale et de bistro, un rêve de ce qu'il faut et de ce qui doit être.

Chez Dumonet - Joséphine
117, rue du Cherche-Midi

Une ambiance de petit bistro parisien, des portions gargantuesques et peu chères. Et puis, franchement, un resto où on vous fait goûter votre bourbon avant de vous le servir, j'ai jamais vu. J'y suis allé avec 2 copains, on a beaucoup mangé, pas mal bu et à la table derrière nous dînaient Pierre Vernier et Jean-Pierre Marielle... Ce qui donne un petit cachet canaille parisienne assez sympathique.

Deuxième resto : Le Quincy.

Très très très bon... le seul bémol est le patron, "bobosse". Un peu trop fort en gueule et qui n'hésite pas à hurler sur ses clients. Ca plaît à certain, moi ça a tendance à me refroidir.

Le Quincy
28, Av Ledru Rollin

Ambiance "terroir" un peu factice et assez laide, mais... Caillettes Ardéchoise, Ecrevisses à pattes rouges, cassoulet... et les meilleurs cuisses de grenouilles que je n'ai jamais mangé. Pour l'apéro "bobosse" sort un grand panier de bonnes charcuterie, hélas, il vous prend la tête pendant trois plombes sur la qualité de ses produits et les bienfaits de l'haleine avinée. Mais, une fois de plus c'est franchement de très bonne qualité.

Troisième resto : Ribouldingue

Tenu par une jeune chef, le Ribouldingue fût une superbe surprise. A la base un restaurant plutôt orienté abats, mais, assez original (on sort des pieds paquets et des rognons de veau au beurre persillé) et résolument moderne.

Ribouldingue
10, rue Saint Julien-le-Pauvre

Salade de tétine de vache, consommé de boeuf corsé, rognon blanc et un splendide petit gratin dauphinois. Service un peu lent, mais... bon c'est vraiment pour trouver quelque chose à redire, en plus je crois qu'elles sont deux en cuisine et au service. Ami des produits tripiers ce restaurant est pour vous.


Passé ces trois-là qui furent un peu le top de cette année, voici les basiques. Et je ne pouvais pas passé outre Lili et Marcel. Ce resto étant proche de mon lieux de travail, j'ai bien du y aller 50 fois... Donc, Lili... le problème principal est cette décoration "à la" Doisneau, Prévert mais revu par Disney. on se croirait un peu dans Ratatouille. Le faux téléphone en bakélite, les vieilles publicité Kubor... etc.

Mais contre toute attente c'est pas mal du tout. Bon steak tartare, belles entrecôte, bonnes frites. Du correct, honnête et rassasiant...

Lili et Marcel
1, Quai d'Austerlitz

Bref ce café "rétro" ravira vos amis touristes qui veulent faire quelques photos, ou si vous voulez faire un tour au MK2 Bibliothèque (à 5mn à pied), le service est très convivial (sauf le pauvre type qui se trouve derrière le bar... particulièrement narcissique avec une forte tendance à hurler et insulter ses collègues.). Mention spéciale à l'oeuf cocotte grand-mère et à la planche de marcel sauce bleue.

Autre classique dans mes restos, Tricotin. La meilleure cantine chinoise (en plein 13ème, donc essentiellement fréquentée par des asiatiques) que je connaisse (merci Constance.). Ambiance usine, serveurs hurleurs, carte monstrueuse... Bref tout pour faire fuir le quidam. Détrompez-vous et ne vous arrêtez pas à l'hygiène, c'est un must.

Tricotin
15, Av de Choisy

J'ai un peu tout goûté là-bas. Alors mes conseils (outre les sempiternels nems, raviolis grillés, etc.) : Les crevettes sel et poivre, les crêpes vietnamiennes au porc, le boeuf à la cambodgienne (miam !) et leurs soupes qui sont toutes succulentes, mais attention vous pouvez retrouver avec des morceaux de foie de porc ou des tripes dans la soupe... Âmes sensibles et obsédés par l'hygiène, s'abstenir.

Toujours dans le registre "exotique", un Japonais. Bien sur pour nombre de gens le japonais se limite aux sushis. Comme vous le savez, c'est faux. Et c'est franchement désagréable de voir fleurir tous ces resto aux sushis saumon qui propose leur menu F, avec la petite salade de merde, la soupe miso (qui correspond à une pauvre soupe knor avec trois dés de soja et deux rondelles de champignons de Paris), l'assiette de sushi aux saumon (forcément hein !) et ces 4 yakitoris dont la boeuf fromage...
Entendons-nous bien. J'aime aussi ces gargottes de sushi, mais je l'assimile au Mc Do. Parfois j'ai envie, ho plaisir coupable, de manger un Royal Cheese. c'est chaud, c'est mou, c'est bon... Et bien c'est pareil avec ce type de resto.

Alors pour changer, et pour voir ce qu'est l'alimentation courante des japonais, un resto de ramen : Sapporo
Sapporo
37, rue Sainte-Anne

Alors, je sais... Sapporo est devenu une usine à ramen, c'est moins bien qu'avant, etc. Il n'empêche, j'ai retrouvé (en partie bien sur) le goût des ramen tel que je l'ai connu au Japon. Franchement très abordable, de très bon gioza, des don franchement cool. Bref, si vous voulez un peu changer du poisson cru...

Enfin... Retour aux brasseries, aux andouillettes, pieds de porc panés, brandade de morue, hareng pomme à l'huile, etc.

Le Balzar. Beaucoup critiqué (fausse brasserie, racheté par Flo,...), moi j'aime bien. A quelques pas des mes magasins de BD en plein St Germain, j'y suis allé pas plus tard que ce midi.

Parfois, on aime bien un resto, on y est habitué, on sait que c'est pas génial mais on y est attaché. le Balzar, c'est un peu celui-ci à mes yeux.

Le Balzar
49, rue des Ecoles

Particularité du restaurant, il ferme tard et propose à partir de 22h un menu "garçon" ???

Après enquête, je me suis aperçu qu'un certain Eric Laruche proposait un petit spectacle pas piqué des hannetons... "Eric et ses Abeilles".... tout un programme.

Donc pour ceux qui apprécient la grande Zoa, les "grandes" nuits parisiennes, n'hésitez pas.


Voilà.

Je pense faire une note sur le "meilleur 2008" en BD (tout confondu mais édité en france durant l'année, c'est con, j'aurais pu mettre Polpette, peut-être en 2011...).
Par contre pas de "meilleur" pour la musique. en fait je n'en vois qu'un seul (non ! Morrissey n'a pas sorti d'album...) : TV on the Radio avec Dear Science... Mais bon, je suis pas forcément crédible en terme de musique de jeunes...
Concernant les films c'est pas mieux. Déjà je vais très peu au cinéma, et donc j'attend les sorties DVD (enfin blu ray...) et mis à part There will be blood, je ne vois pas vraiment de film particulièrement marquant cette année (hormis JLA : New Frontier mais est ce que ça compte ?). Donc je laisse mon blog à Eric la patate, s'il le veut, pour qu'il fasse sont TOP 10 des films 2008 car, après tout, il les voit tous, vu que c'est son métier...

Allez, et bonne année.

dimanche 28 décembre 2008

Hail to King Conan !

Noël et sa gastro entérite sont passés...

Après Batman, la JLA, JLU et plus généralement DC Comics, voici un nouveau bloquage assez récurrent. Il revient assez souvent, je veux bien sur parler de Conan.

Les éditions Bragelonne viennent de publier le troisième et dernier volume des aventures du cimmérien. Il clôt ainsi l'intégralité des textes de Robert E. Howard. Que dire ? A part que c'est génial et superbement écrit. A la différence de nombreux auteurs qui prennent un coup de vieux, notamment Lovecraft à mon sens, les textes d'Howard n'ont pas pris une ride alors qu'ils datent du début des années 30. C'est clair, sec, sans effets gratuits, sans vouloir faire de l'épat'. Un vrai modèle d'écriture pour moi. D'ailleurs, et comme d'habitude, lire Howard me donne forcément envie d'écrire, et je me suis rendu que sur le texte sur lequel je travaille en ce moment, j'éprouve très vite une certaine frénésie "à la Conan"...

Alors ce troisième volume regroupe entre autres la nouvelle "Les Clous Rouges" et surtout "Au-delà de la Rivière Noire" qui est un vrai chef d'oeuvre. Impossible de décrocher de la nouvelle. On est immédiatement happé par l'aventure. C'est la classe...

Egalement présent dans le volume, des notes sur la vie et l'oeuvre d'Howard, ho combien fascinante, ainsi que des articles sur Conan.

LISEZ LE !!!

Comme le bloquage sur Conan se poursuit (non, je n'ai pas revu pour la énième fois le film... mais ça ne saurait tardé, déjà je travaille avec la musique en fond sonore...). Il existe en France chez Semic l'Encyclopédie de Conan qui est déjà très sympa, mais le must à avoir est Conan The Phenomenon
Super maquette, super textes, illustrations et photos... awesome !




Haaaa... Valeria, coquine et maîtresse de mes 12 ans...



Ouais ouais ouais... Vraiment génial.

Dernier truc, toujours chez Bragelonne, la sortie d'Erik le Vicking de Terry Jones avec des chouettes illustrations de Boulet...

Salut bonhomme...

samedi 13 décembre 2008

olé !

Je ne sais pas faire la paella !!!

J'adore ce plat, mais je ne sais pas pourquoi je n'arrive pas à le faire bien... non pas en goût, là ça va, mais ça ressemble plus à un risotto qu'à une paella, soit une sorte de gruau...

J'ai tout essayé, j'ai même des livres sur la cuisine familiale espagnole, rien à faire, ça prend toujours l'aspect du risotto...

Alors ce n'est pas la qualité du riz, puisque j'ai même du riz "bomba", le prince des riz à paella...

Je lance donc un appel solennel, si quelqu'un peut m'expliquer pourquoi ma paella devient un super risotto "paella" qu'il me le dise. Il y a des choses comme ça... par exemple, je n'arrive pas à faire facilement une mayonnaise... oui, c'est la honte...

Bon, à part ce désagrément, j'ai quand même essayé de faire MA paella donc, pour faire plaisir à ma doudette et qu'elle se requinque...

je met au four 4 poivrons, 2 rouges et 2 vert, coupés en deux dans le sens de la longueur auxquels j'ai enlevé les pépins. Je les fais noircir pour bien les éplucher.
J'émince 2 oignons et coupe finement 3 têtes d'ail.

En fait, pour moi le but de la paella est d'utiliser ce qu'on a en viande dans le frigo. Là, j'avais 2 cuisses de poulet, un morceau de porc, du chorizo et quelques crevettes...

Bien sur j'aurais pu acheter du lapin ou des langoustines, voire du calmar...

Pendant que je coupe mes légumes, j'ai mis au four mes 2 cuisses de poulet pendant 15 mn. Le temps de les saisir et d'avoir du gras de poulet.

Ensuite dans mon plat à paella (oui ! j'ai même un plat à paella), je saisis à feu vif mon morceau de porc coupé en lamelle dans le gras du poulet.  Je réserve. Je fais fondre mes oignons et mon ail dans la poêle à paella. Ensuite j'ajoute mon riz quelques minutes, afin de le rendre translucide. Puis, j'ajoute mes poivrons pelés, un peu de concentré de tomates, sel, poivre, 3 petits piments séchés, du safran et un peu de "Old Bay Seasoning", un mélange d'épices que j'ai trouvé à New York et qui s'accorde particulièrement bien avec les crustacés, type crabe ou crevette, ainsi que le poulet (en plus la boite est très jolie...)

Hop ! j'ajoute du bouillon (en fait de l'eau avec des tablettes de bouillon de volaille déshydraté...), les morceaux de porc, et le chorizo. Et là je fais cuire à feu moyen jusqu'à ce que le riz soit cuit.

Ensuite j'ajoute les crevettes.

Puis, je laisse reposer et je réchauffe au four avec les cuisses de poulet posées au dessus.

QU'EST CE QUI FAIT QUE CE NE SOIT PAS UNE VRAI PAELLA ?

jeudi 11 décembre 2008

Tartare de veau aux truffes

Alors là ! Je crois que j'ai tout cassé...

J'ai "inventé" cette petite recette et... ma foi, je ne suis pas mécontent de moi. En fait le principe que j'ai cherché est le tartare de saumon. Contrairement au tartare de boeuf qui est de la viande haché (alors que le vrai tartare, la viande est coupé au couteau), dans le tartare de saumon, les morceaux sont assez gros et, surtout, c'est un plat très frais.
J'ai donc appliqué ça avec mon tartare de veau.

Alors il nous faut pour 2 personnes :
300 gr de quasi de veau, 1 champignon de paris, 1 citron, de la roquette, quelques brins de ciboulettes, sel et poivre et... des truffes...
Pas n'importe quelle truffe, des truffes d'été, dites truffe d'alba. En vrai cette truffe est de couleur blanc cassé, et son parfum est une bénédiction... Malheureusement la truffe d'alba est très très rare, ainsi si vous arrivez à en trouver des fraîches, je doute que vous en achetiez car elles sont 6.000 Euros le kg... oui, oui, 6.000 Euros...
En ce moment, ce sont les fêtes, donc il est facile d'en trouver de petits bocaux dans les épiceries fines. Pour ma part, et c'est ce petit bocal qui m'a donné l'idée de faire ce plat, j'ai trouvé un bocal de "carpaccio de truffes d'été" de l'enseigne "La maison de la truffe" à 30 Euros environ... oui, c'est un peu cher, mais une fois de temps en temps... et puis ça vaut vraiment le coup.
En fait dans ce bocal il y a des fines tranches de truffe qui marine dans de l'huile de tournesol, un point c'est tout. L'huile est donc très parfumé...

Avec un très bon couteau on enlève les quelques morceaux de gras du quasi de veau, et on coupe en petits dés. Réservez.

On coupe également notre champignon de paris en très petits dés auquel on ajoute le jus d'un citron, on sale, on poivre et on laisse mariner cela 15 à 20 mn.

On taille finement notre ciboulette et une belle poignée de roquette (le reste, je l'ai utilisé pur faire un nid autour du tartare).

Enfin, on mélange le tout. Puis on ajoute les truffes ainsi que l'huile de la marinade, et à nouveau, on mélange à la cuiller.

On utilise un emporte pièce pour faire quelque chose d'un peu joli, et c'est tout !



miam... J. s'en souviendra, je crois...

Joues de boeuf braisées aux carottes

Allez hop ! Une petite recette.

Hier soir, j'ai dîné avec mon copain J. oui, oui, celui qui n'aime pas Dark Knight. Alors bien sur la discussion fût assez portés sur la question, mais comme vers 2h du matin, on était toujours pas d'accord, on s'est mis sur la gueule... et il a mordu la poussière...

Bon, je lui avais quand même fait un petit plat auparavant. Et comme c'est reparti pour notre BD, je lui ai préparé un plat "Polpettien" : Des joues de boeuf braisées avec ses petites carottes. En fait, on devrait dire joues de boeuf confits tellement c'était fondant.

Alors voilà, d'abord, il faut préparer un fond de veau express, soit compter environ 3 heures de cuisson. Si on a pas le temps, il y a toujours des fonds de veau déshydratés vendu dans le commerce, mais c'est bien sur pas pareil.

Notre base de travail pour le fond, 3 carottes, 3 branches de céleri, 2 oignons. 1 kg de poitrine de veau. Sel, poivre et peu de vin blanc. L'idéal aurait été d'avoir un pied de veau afin qu'en cuisant, le pied libère sa gélatine et donne plus de consistance à notre sauce, mais là, mon boucher n'en avait plus. J'ai donc fait sans et j'ai franchement pas trop vu de différences.

On passe la poitrine de veau quelques minutes sous le grille du four afin de la faire suer, et on déglace la plaque avec le vin blanc en grattant avec une spatule pour bien détacher tous les sucs.

Hop, on met tout ça dans un cocotte, on couvre d'eau froide (environ 3 litres d'eau pour obtenir 1 litre de fond) et on porte à ébullition. On écume au maximum, puis on fait cuire pendant 3 heures minimum à feu doux, ou si vous préférez à petits gargouillis.

Au bout de ces 3 heures, on retire du feu et on laisse tiédir avec tous les ingrédients. Maintenant, on va s'occuper des joues.

Je vous l'accorde, c'est pas très joli. Par contre, c'est vraiment un morceau qu'il faut cuire OBLIGATOIREMENT pendant plusieurs heures, ne pensez même pas à vous faire un steak, c'est une viande très dure et gélatineuse, donc... Patience...
Pour 2 personnes, il faut compter 4 joues de boeuf.

On singe la viande, et on l'a fait revenir à feu vif dans un faitout avec un peu d'huile de pépins de raisin ou d'arachide à défaut.

Voilà le résultat...

On a coupé 700 gr de carottes en petits cubes, on a également émincé 2 beaux oignons et ouvert 1 bouteille d'un bon bordeaux (moi j'ai pris un St Emilion). On se sert un verre parce qu'on l'a bien mérité et, dans le faitout qui a servi à saisir la viande on verse le reste de la bouteille, on ajout nos légumes et le fond que l'on a préalablement passé au chinois. On porte à ébullition, et on fait cuire à gros gargouillis pendant 15 à 20 mn.
On ajoute alors la viande et on fait cuire à feu doux pendant 4 heures.

Ca glougoute...

Il faut tourner la viande de temps en temps et délicatement afin que la sauce nappe bien nos morceaux...

Voilà !!!

La sauce est bien brillante et épaisse, elle colle sur les lèvres... Les carottes et les joues sont fondantes et onctueuse, et tout a bien tenu à la cuisson. 

Youpi !